Lettre ouverte – L’indispensable reconstitution du lien militant entre les travailleur·euses des arts et de la création et les syndicats

Aujourd’hui, nous recensons chez de nombreux·ses affilié·es travaillant dans le secteur culturel, une volonté de dépolitisation syndicale massive. Avec le temps, la symbolique rattachée aux syndicats a perdu tout contenu politique et militant. Cela s’explique par leur assignation précitée à devenir des organismes de paiement et des intermédiaires avec les instances administratives dont principalement l’ONEM. A la suite des difficultés déjà énoncées plus haut, nous ressentons un manque cruel de soutien des syndicats, à notre égard, face aux manques de directives du politique et à la politique hostile de l’ONEM envers les travailleur·euses des arts et de la création. Une incompréhension généralisée règne autour du rôle et des missions que doivent avoir les syndicats dans un contexte de crise économique, sociale et humaine pour ces affilié·es.

Rapport d’activités 2020

Début 2020, le premier confinement est instauré en Belgique et un mois plus tard les conséquences néfastes des mesures d’urgence et de l’arrêt du secteur sont déjà perceptibles chez les travailleur·euses culturel·les. Énormément de musicien·nes se sont retrouvé·es sans revenus du jour au lendemain, le confinement commence à s’allonger et aucune solution n’a l’air d’émaner du politique.
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Cette période est un tournant majeur pour FACIR dans la réaffirmation de sa position comme représentante légitime des musicien·nes en FWB. L’ASBL a travaillé à ouvrir ses partenariats et étendre les sujets traités avec plus de réunions et de participation aux concertations politiques et regroupements de fédérations pour maintenir son image d’interlocutrice privilégiée auprès des politicien·nes, citoyen·nes et des autres fédérations professionnelles.

Statut d’artiste : “Il faut passer des promesses aux actes”

La Libre Belgique.
Politique – Marine-Colline Leroy, député fédérale Écolo et présidente de commission, a fixé de nouvelles auditions du secteur culturel en commission dès le 20 janvier.

Octobre – Nouveau gouvernement Vivaldi. Une enveloppe de 75 millions est prévue pour la révision du statut pour être plus en adéquation avec les spécificités du secteur.
L’UPAC-T est aussi conviée à échanger autour de la table avec d’autres représentant·e·s du secteur culturel et le politique.

Discussion – Quel avenir pour la musique live ? Travailleur·euses face à la crise

Court-Circuit présente un cycle de rencontres en ligne autour de l’avenir de la musique live, avec des intervenant·e·s actif·ve·s dans le secteur musical. Pour cette troisième table ronde, on donne la parole aux travailleur·euse·s du secteur musical dont les métiers ont été particulièrement impactés par la crise sanitaire.

Le secteur de la musique live, c’est un vivier de personnes talentueuses et passionnées qui œuvrent chaque jour pour garantir la découverte et la diversité musicale sur nos scènes en Belgique francophone. Booker, manager, label, programmateur·rice·s, technicien·ne·s… tous·te·s ont ressenti l’impact de la crise sanitaire dans leurs métiers et ont dû s’unir en plein confinement pour faire entendre leurs voix au niveau politique.

Autour de la table :
– Stan Bourguignon (booker – Chouette asbl / FBMU / Facir)
– Greg Noël (label man – Exag’ Records / Flif )
– François Custers (programmateur – Atelier 210 / CCMA)
– Sébastien Chartier (stagemanager, backliner, patcheur / ATPS)
Animé par : Ingrid Bezikofer (manager – Feral Art / FBMU)

Colloques des Octaves de la Musique

Où va le secteur musical ? La crise du Covid 19 a souligné la fragilité du secteur. Des aides ont été mises en place mais elles sont peu efficaces et beaucoup de métiers du secteur ont été oubliés.

« Si la crise du Covid a du positif, c’est dans la mise en place de liens forts entre les musicien·nes. On s’est intéressé aux métiers des autres », a pointé l’organisateur de festival Florent le Duc (membre de FACIR et président de FrancoFaune) qui, avec 70 autres professionnel·les de la musique, a participé au Colloque que les Octaves de la Musique organisaient par zoom le 15 décembre au sujet de l’avenir du secteur musical sous Covid.

Vidéo – Andres Klenes, secrétaire culture de la CGSP de Liège

Courte vidéo d’introduction d’André Klenes – double carrière en tant que contrebassiste, musicien classique et aussi de jazzmen comme freelance.
Il est depuis 8 ans secrétaire culture de la CGSP à Liège. Il nous présente en quelques minutes le service culture de la CGSP de Liège.
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[Réalisée par le groupe d’action ‘Statuts et syndicats’ et par Claude Semal.]

Musique belge : L’oreille cassée

Le Médor n°21 est arrivé, et avec lui une enquête sur l’état de la musique belge et ses musicien·nes fauché·es !

Un vaste tour d’horizon, enrichi par les propos de FACIR, Wallonie-Bruxelles Musiques, La Jungle, [PIAS] Belgium, FrancoFaune…
Dans la famille « culture », parent pauvre des politiques, les musicien·nes sont les fauché·es parmi les fauché·es. Comment est-ce possible ? Plus que tout autre art, la musique est omniprésente dans nos vies. Mais les artistes locaux ne tombent pas dans nos oreilles. Pourquoi ?

Les observateur·rices, tant au pays qu’à l’international, saluent la qualité et la créativité d’une scène musicale belge foisonnante. Et pourtant… Chez nous, survivre, c’est déjà pas mal. Voilà ce qui ressort des dizaines de documents compulsés et de la quarantaine d’interviews réalisées pour ce papier dédié aux musiques actuelles (soit tout sauf la musique classique). Artistes, mais aussi salles de concert, centres culturels, labels, tout le monde est frappé par le manque d’argent et de perspectives de promotion des talents de la Fédération Wallonie-Bruxelles (FWB). En première ligne, il y a les artistes, réduits au système D pour perdurer, dans un secteur qui peine à se structurer. Quel meilleur groupe pour tester cette loi de la jungle que… La Jungle ?