EXIT JUNK MUSIC

Le FACIR aime la soupe. Mais pas n’importe laquelle. Il suffit pourtant
de se brancher sur les ondes pour constater que c’est toujours le même
bouillon qui est servi. En militant pour une augmentation des quotas de
musique belge sur la radio publique, le FACIR dessine un cercle
vertueux pour l’ensemble de la filière musicale.

Le FACIR aime la soupe. La soupe, ça réchauffe. Si un hit dure en
moyenne 3 minutes, il en faut bien plus pour l’écrire, l’éprouver, le
protéger. En restant en alerte sur l’évolution du statut de l’artiste, le
FACIR rappelle que la musique ne saurait être magique sans être
également une question juridique.

Le FACIR aime la soupe. La soupe, c’est populaire. Et il arrive parfois
au FACIR de danser sur « Born to be alive ». Mais est-ce parce que la
musique est une industrie que les artistes doivent être de simples
produits ? En réclamant plus de transparence dans le secteur musical, le
FACIR met fin au préoccupant formatage des goûts.

Le FACIR aime la soupe. Et en consomme avec modération. Ne serait-
il pas temps de se protéger, à l’instar de la junk food, des méfaits de la
junk music ? En construisant les bases d’une éducation artistique
permanente, le FACIR prône une alimentation musicale équilibrée et met
en garde contre les carences culturelles.

Le FACIR aime la soupe. Et plutôt que de cracher dedans, aime à la
partager. Comme le disait Michael J., qui n’aura pas eu le temps
d’adhérer au FACIR : « You are not alone ». Dernière chose : le FACIR
se prononce « FAKIR » avec un K. Sûrement parce que tous les
musiciens sont des « K » particuliers.